• LE GOURG DE RABAS : FAUNE AQUATIQUE PYRENEENNE ENDEMIQUE découverte par le LABORATOIRE D'HYDROBIOLOGIE D'OREDON (Université Paul-Sabatier, Toulouse). Entre autres : 'L'EUPROCTE DES PYRENEES" (Calotriton asper). Voir à ce sujet le dossier pdf de la Réserve naturelle nationale du Néouvielle : plan de gestion 2013-2017 – http://www.parc-pyrenees.com/.../77-documentation…

    Lac de GOURG DE RABAS à 2397 mètres d’altitude, dans le massif du Néouvielle, en vallée d’Aure, Hautes-Pyrénées. Au pied du pic de Rabas, le lac de Gourg de Rabas ou Gourguet de Madamète, est un très beau plan d'eau froide, faiblement ensoleillé - sans truites - situé au dessus de ceux d’Aumar et d’Aubert dans la réserve naturelle du Néouvielle.

    http://randonnees-pyrenees-64.fr/lac-de-gourg-de-rabas-a.../ 


    1.
    POUR LES LARVES DE TRICHOPTERES EN MILIEU AQUATIQUE MONTAGNARD : voir la thèse de doctorat en sciences naturelles de H. DECAMPS intitulée : "Ecologie des Trichoptères de la vallée d'Aure (Hautes-Pyrénées)" - http://www.limnology-journal.org/…/19…/03/limn196733p399.pdf

    http://www.limnology-journal.org/articles/limn/abs/1967/03/limn196733p399/limn196733p399.html


    2.
    POUR L'EUPROCTE DES PYRENEES : "Guide du naturaliste dans les Pyrénées occidentales : éléments de géologie, écologie et biologie pyrénéennes : Hautes montagnes / Claude Dendaletche, Delachaux et Niestlé, 1974. P. 98-101 et photo p. [248].

    PHOTO : http://amphibien.free.fr/animaux%2001/urodele/euprocte/euprocte%20de%20pyrenees%202.JPG

    LA RANDONNEE IDEALE POUR CE SECTEUR : départ du Pont de LA GAUBIE, au dessus de Barèges, puis prendre la direction du Col de Madaméte (2509 m) par le VALLON D'AYGUES-CLUSES. Descendre au GOURG DE RABAS (Gourguet de Madaméte) ; puis plus bas, vers 2380 mètres, obliquer à droite pour rejoindre la Hourquette d'Aubert (2498 m) par un assez long chaos de blocs granitiques (itinéraire cairné), et rejoindre le barrage Dets Coubous (Escoubous) par le vallon Dets Coubous (domaine lacustre).

    DANS LA PAGE FACEBOOK "Les Amis du Lavedan et du Pays Toy" 

    https://www.facebook.com/groups/458321390855790/search/?query=gourg%20rabas


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  • La mise en pratique d'une innovation technique majeure : la télévision.

     

    L'Ecole des Buttes-Chaumont, c'est l'ensemble des réalisateurs qui ont contribué au développement d'une nouvelle écriture télévisuelle, principalement dans le domaine des "dramatiques", souvent produites en direct, de 1954 à 1965 (les nouveaux studios des Buttes-Chaumont sont devenus opérationnels en 1956 ; toutefois, la plupart des talents se sont épanouis, au début des années cinquante, sur les deux plateaux de la rue Cognacq-Jay.) 

    Citons : Jean-Christophe AVERTY, Pierre BADELClaude BARMA, Marcel BLUWAL, Alain BOUDET, Pierre CARDINAL, Jean-Paul CARRÈRE, Ange CASTA, Maurice CAZENEUVE, François CHATELMarcel CRAVENNEClaude DAGUES, Philippe DUCRESTGeorges FOLGOAS, François GIR, Bernard HECHT, Yves-André HUBERTLazare IGLÈSIS, Jean KERCHBRON, André LEROUX, Marcel L'HERBIER, Guy LESSERTISSEUR, Stellio LORENZI, Claude LOURSAIS, René LUCOT, Jean-Pierre MARCHAND, Gilles MARGARITISMichel MITRANI, Jean PRATPaul SEBAN, Jean VERNIER, Pierre VIALLET ... [liste non exhaustive].

    Lire la suite...


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  •  

    Jean-Marie LACRAMPE (1855-1917), architecte

     

    Jean-Marie Lacrampe, architecte municipal de Lourdes de 1881 à 1917, a laissé son empreinte

     

    sur nombre de bâtiments de notre ville, parmi les plus beaux. Cependant, il reste méconnu et

     

    cet essai biographique s’appuie particulièrement sur deux petites notices : celle de Louis

     

    Caddau en 1917 dans la Revue des Hautes-Pyrénées et celle du chanoine Courtin dans son

     

    ouvrage Le domaine de la Grotte, 1947. Et sur le survol d’un document extraordinaire, légué par

     

    les descendants de l’architecte à la ville de Lourdes : la copie de la correspondance de Jean-

     

    Marie Lacrampe, de 1883 à 1901, un total de 2000 pages !

     

     

    Né à Lourdes en 1855 dans une famille de petits commerçants, Jean-Marie Lacrampe est élève

    de l’Ecole libre des Frères de Lourdes où, brillant élève, il se distingue par ses aptitudes au

    dessin (Courtin). Vers l’âge de 16 ans, il entre en apprentissage auprès de « son premier maître

    es-arts » (Caddau) : l’architecte Louis Soulas, qui deviendra en 1878 l’architecte municipal

    d’Argelès-Gazost jusqu’à sa mort, en 1911. Puis le jeune Lacrampe monte à Paris. Courtin

    indique qu’il « suit avec succès les cours des Beaux-arts », ce que ne confirme pas Caddau. Ce

    dernier, par contre, souligne son apprentissage auprès de la prestigieuse agence de Paul

    Selmersheim (1840-1916), architecte diocésain et architecte des Monuments historique de

    Paris, et de l’agence Lemaire à Neuilly. L’apprentissage deviendra pour lui une notion centrale.

     

    A l’âge de 20 ans (1875), il est appelé sous les drapeaux et se trouve affecté au 2ième Régiment

    du Génie de Montpellier. Au cours d’une manœuvre de pont, il est victime d’un accident : il est

    réformé (Caddau).

     

    Il rentre à Lourdes et collabore au service de l’architecte Hippolyte Durand (1801–1881),

    spécialiste de l’architecture médiévale. Durand est l’architecte de la basilique supérieure, cette

    fameuse « chapelle » demandée par la Vierge à Bernadette Soubirous le 27 février 1858. Durand

    est aussi l’architecte de la villa Eugénie à Biarritz et de l’éblouissant château de Monte-Cristo

    (1847) à Port-Marly, la demeure rêvée de son propriétaire, Alexandre Dumas.

     

    En 1879, âgé de 24 ans, Jean-Marie Lacrampe s’installe à son compte à Lourdes. Ainsi débute

    une carrière prolifique qui dure 38 ans.

     

    Jean-Marie Lacrampe est un architecte à cinq casquettes :

     

     > Architecte municipal

     

    Il est nommé architecte municipal en 1881 (26 ans) et le restera jusqu’à sa mort en 1917. Il

     

    travaillera pour cinq maires tout au long de neuf mandats. Son travail consiste à accompagner

     

    la construction du « nouveau Lourdes », c'est-à-dire le bouleversement urbain d’une petite ville

     

    qui devient une cité internationale de pèlerinage. Il doit diriger des travaux de génie civil

     

    (égouts), concevoir des grands monuments publics (école des garçons (1893), abattoirs, halle,

     

    kiosque, agrandissement de l’école des filles et de l’hospice ; l’hôtel des Postes (1913-1957), en

     

    passant par l’urbanisme (alignements des rues ; conflits cadastraux). Il réalise également en

     

    1911 l’architecture des « bancs de la Grotte », ces magasins, concédés par bail, alignés sur un

     

    terrain municipal. Bel exemple d’architecture commerciale.

     

    Ayant bénéficié de l’apprentissage auprès de ses maîtres, il obtient de la mairie la création

     

    d’une école de dessin et d’art décoratif, dont la mission est de former les tailleurs de pierre de

     

    Lourdes (on en dénombre plus de 300 à Lourdes à la fin du XIXe siècle). L’idée est de leur

     

    transmettre « l’art du dessin », conforme aux nouvelles techniques issues de la géométrie

     

    descriptive de Monge. Les tailleurs de pierre lourdais n’oublieront pas les bienfaits prodigués

     

    par Lacrampe à leur corporation.

     

     

    > Architecte de l’Œuvre de la Grotte

     

    En 1892, il devient le collaborateur de Léopold Hardy (1829-1894), l’architecte de la basilique du

     

    Rosaire qui fut aussi l’architecte en chef des Exposition Universelle de Paris, en 1867 et 1878. À

     

    sa mort, Lacrampe dirige la décoration intérieure de la basilique : mosaïques des treize

     

    chapelles, mobilier intérieur : autels, ambons, etc. M. Simian, architecte de l’Œuvre de la Grotte

     

    et premier adjoint de Hardy, décède à son tour ; Jean-Marie Lacrampe devient architecte de

     

    l’Œuvre de la Grotte en 1894 et le restera jusqu’à sa mort. Il est le seul exemple de haut

     

    responsable travaillant à la fois pour la commune et le sanctuaire de Lourdes. On lui doit

     

    l’agrandissement de plusieurs bâtiments, l’aménagement de chutes d’eau sur le Gave, de la

     

    première centrale électrique et de l’Imprimerie (1894-1895), aujourd’hui la librairie, le percement

     

    du couloir central de la crypte (1903-1904), la constructions des deux clochetons pour le jubilé

     

    du Cinquantenaire des Apparitions (1907-1908), la construction du nouvel Abri des pèlerins

     

    (1911-1914), le passage souterrain entre la crypte et la maison des Chapelains, ainsi qu’une

     

    nouvelle aile à cette dernière, la Pénitencerie.

     

    Au cours de ces travaux, Jean-Marie Lacrampe, l’homme de la pierre de taille, n’hésite pas à

     

    utiliser le béton armé, ce qui démontre son ouverture d’esprit ; il est vrai qu’il s’était déjà adapté

     

    à l’architecture en fer avec les halles. La revue Le béton armé, créée en 1898 et vouée à

     

    répandre les bienfaits de cette technique novatrice, pointe les réalisations de Lacrampe dans le

     

    domaine du Sanctuaire, et ce dès 1902.

     

      

    > Architecte des maisons religieuses de Lourdes

     

    Il agrandit le Carmel de Lourdes et construit sa chapelle. Il achève le couvent des Sœurs Bleues

     

    commencé par Simian. Il agrandit l’hôpital saint-Frai et construit l’école libre des garçons Saint-

     

    Joseph. « J’en passe, écrit Caddau, car la liste serait interminable ».

     

     

    > Architecte décorateur

     

    Jean-Marie Lacrampe dessine beaucoup, comme l’atteste son courrier. Son travail au Rosaire

     

    connait une certaine notoriété, notamment auprès des familles fortunées qui font des dons pour

     

    l’accomplissement des travaux. Ainsi dessine-t-il un vitrail destiné à un hôtel particulier de

     

    Neuilly ; ou des monuments funéraires destinés au cimetière de l’Egalité, pour de grandes

     

    familles. Dans ce même cimetière, fin 2015, a été exhumé un monument oublié, le cénotaphe

     

    belge, et qui pourtant, sur une plaque de bronze, porte la signature de l’architecte.

     

      

    > Architecte civil

     

    Il construit des hôtels somptueux. À Lourdes : l'hôtel Moderne, son chef d’œuvre, commandé

     

    Benoite Soubirous née Toulet, figure typique de ces femmes qui construisirent Lourdes ; l’hôtel

     

    Gallia et Londres ; l’hôtel Chapelle & Parc ; l’hôtel Beauséjour. À Cauterets, il bâtit l’hôtel du

     

    Parc ; à Barèges, un autre qui restera inachevé.

     

    Il travaille également pour une clientèle privée. Lacrampe est l’architecte des grands hôteliers

     

    lourdais du début du XXe siècle : Benoite Soubirous lui fait construire la villa qui prendra le nom

     

    de son gendre, la villa Roques, siège de l’actuelle mairie. Somptueuse villa construite en quatre

     

    pierres de taille différentes, dans un subtil style néo Louis XIII, fidèle à l’éclectisme

     

    architectural de l’époque. Jules Fourneau, propriétaire de l’hôtel d’Angleterre, lui commande sa

     

    villa privée, aujourd’hui dénommé château de Soum. Ajoutons la villa Gazagne, et sa propre

     

    résidence, 21 avenue de la Gare.

     

    Enfin, Benjamin Dulau, président du Syndicat des Entrepreneurs de Travaux Publics de France,

     

    lui commande son château, à Castandet (40), près d’Aire-sur-l’Adour. Pour Lacrampe, il s’agit

     

    d’une sorte de consécration, car son architecture est ici « exportée » : le bâtiment est construit

     

    en pierre de Lourdes, transportée par train jusqu’à Aire.

      

    Bien secondé par l'architecte Seyrès, son neveu qui lui succèdera comme architecte municipal,

     

    il est le formateur, de par ses fonctions de directeur de l'école de dessin en 1901, de nombreux

     

    tailleurs de pierre qui ont fait la réputation de la ville. Tombé dans l’oubli pendant des

     

    décennies, l'importance de l’œuvre architecturale de Jean-Marie Lacrampe apparaît évidente

     

    aujourd’hui, alors que nous approchons du centenaire de sa mort.

     

      

    Jean-Marie Lacrampe s’est marié en 1881 avec Jeanne Pérez, ils ont eu quatre enfants. Son fils

     

    Adrien (1876-1965) est devenu sculpteur ; on lui doit la maquette sculptée de la grotte de

     

    Massabielle qui servira pour la construction de la réplique dans les jardins du Vatican (1902),

     

    ainsi que de nombreux chapiteaux de l’église paroissiale du Sacré-Cœur.

     

     

     

    Jean-Marie Lacrampe est décédé à Lourdes, à l'hôtel de l'Univers, le 5 mars 1917, assisté de son

    ami Eugène Duviau, archiviste de la ville. Le jour de son enterrement, dans l’église comble, tous

    les vieux tailleurs de pierre pleuraient leur bienfaiteur.

     

    Jean-François Labourie, archiviste de la Ville de Lourdes. 05/02/2016.

     

     

     

    LIRE AUSSI : "L'ARCHITECTE HISTORIQUE DE LOURDES, JEAN-MARIE LACRAMPE",

    par Michel SARRAT : http://ubac.eklablog.com/

     

     


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